La fondatrice

Résumez en un mot votre engagement professionnel ? 

Faire progresser l’Autre. 

 

Le pitch de votre job ?

Mettre en forme des contenus pour améliorer ses connaissances et sa performance professionnelle. Je travaille par projets avec des équipes dédiées ; les contenus que nous  développons peuvent être des programmes de formation, des protocoles d’accompagnement à la  création d’entreprise ou à la mise en œuvre de projets, des contenus éditorialisés pour la presse ou l’édition.

 

Je considère que la performance professionnelle sert l’épanouissement personnel qui lui-même booste l’implication dans une mission. C’est un cercle vertueux auquel je tiens beaucoup. 

 

 Son origine ? 

Béatrice C., ma professeure de pub et de culture des média lorsque j’étais étudiante en communication. Elle m’a montré comment on bâtissait un périmètre culturel autour du métier que l’on exerçait et de quelle manière il était la meilleure façon de le maîtriser.

Ce qui a tout déclenché ? 

J’ai  créé ma société de conseil au moment où la DIRECTE proposait aux personnes sans emploi de  créer leur entreprise. Le dispositif était alors très incitatif, on pouvait obtenir un financement de 50 000 francs pour créer sa structure. Nombre de personnes s’y sont précipitées beaucoup plus pour créer leur propre emploi que pour créer une entreprise. Ils n’étaient formés ni à la gestion ni au management, n’avaient pas la culture du chef d’entreprise ni même l’envie de le devenir. Ils cherchaient simplement à sortir du chômage. J’ai vu nombre de personnes échouer pas méconnaissance et se trouver dans des situations bien plus difficiles au terme de cette expérience. C’est très éprouvant et particulièrement contre-productif. 

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C’est là que j’ai compris qu’un projet professionnel s’exprime avant tout en résonance avec la personnalité et les potentiels réels des porteurs de projets ou des collaborateurs. Il faut bien entendu avoir de l’ambition, mais j’ai l’habitude de dire que l’ambition doit rester réaliste pour être profitable. C’est à dire être moteur d’une réussite qui, de toutes façons est toujours fonction de qui l’on est. 

 

C’est ce qui m’a conduit à créer au sein de l’agence un département spécialisé dans l’accompagnement de ces petits entrepreneurs.

Un accélérateur de parcours ? 

La rencontre avec ceux que l’on appelle les hauts potentiels. Ils sont dirigeants, fondateurs d’entreprises où les salariés se comptent en centaines ou bien ils sont cadres supérieurs, leurs missions engagent un pan stratégique de l’entreprise. j’ai eu la chance de travailler avec nombre d’entre eux, leurs réflexions m’a permis de donner un caractère très humain au conseil que je propose et aux accompagnements que je conduis. Sans m’appuyer sur leurs expériences,  je suis persuadée que je n’aurais pas pu aller aussi loin. 

 

Les obstacles ? 

Les idées préconçues, les opinions tranchées.

 

Une journée de travail c’est ? 

Premier geste, la lecture de la presse puis la journée s’enchaine autour des l’échanges avec les collaborateurs et les équipes projet à Lyon et à Arles. 

Je termine toujours ma journée sur un bilan de ce que nous avons fait et une projection du lendemain. 

 

Des résultats à donner aujourd’hui sur votre activité ? 

Il y en aurait plusieurs mais 2 me ravissent particulièrement. Le premier la confiance de l’École du renouvellement urbain qui m’a confié durant 3 ans la conception et l’animation du module culture. J’ai pu intervenir auprès des chefs de projet qui gèrent les projets de renouvellement urbain dans les préfectures, les villes ou chez les bailleurs sociaux. C’était un challenge et une belle marque de l’importance de la culture pour les habitants des quartiers défavorisés.  

Le second est l’attention que les Éditions Eyrolles ont porté à notre expérience. Sur notre proposition de contenu autour de la création d’une activité de photographe, la collection photographe pro s’est créée et propose aujourd’hui plusieurs titres sur des sujets-clés pour la carrière d’un photographe. J’y ai personnellement écrit 4 ouvrages. 

 

Le défi des mois à venir ? 

Intensifier nos collaborations avec les DRH car je suis persuadée que la photographie apporte des solutions de valorisation et dynamisation personnelle comme solutions sur la cohésion des équipes. Pour moi elle peut œuvrer et accompagner le projet d’entreprise. 

Un moment off ? 

Seule au volant de ma voiture.

 

Le principal trait de votre caractère ? 

Le courage ou l’endurance. Je vais toujours au bout de ce que j’ai entrepris, je cherche à atteindre mon objectif même s’il faut des années.

 

Votre truc anti stress ? 

La musique. Du classique, Schubert en particulier. 

 

Votre devise ? 

Choisir c’est renoncer. Ça permet de faire des choix, de bénéficier de ce qu’ils permettent de faire, de passer à l’étape d’après. Je dis toujours que  choisir c’est renoncer à un moment T. C’est comme un passage de gué, on débloque des situations, on s’affranchit de lourdeurs, on y voit plus clair et on peut avancer. 

 

Votre définition de la réussite ? 

S’accomplir. Réussir à faire un job au plus près de ses aspirations. 

 

Ce que vous aimeriez que l’on dise de vous ? 

Avec elle j’ai avancé. 

 

Votre madeleine de Proust ? 

La couleur rouge.