Le festival de la photographie amateur 

Résumez en quelques mots l'engagement du festival.  

Valoriser la production photographique amateur.

 

* Le pitch du festival ?

Son nom : Henri, Léa, Chris et les autres 

un clin d’oeil au film de Claude Sautet, Vincent, François, Paul et les autres pour manifester la volonté du festival d’être le lieu de rassemblement des personnes éprises de photographie qui la pratiquent et la regardent sans modération. 

 

* Son origine ? 

L'envie d'aller au-delà de notre activité de conseil et de renouer avec la diffusion. Avec Martine Montégrandi, nous avons un fort engagement pour les photographes amateurs, considérant leur pratique comme, à la fois très sérieuse et très qualitative. Bien entendu ils ne sont pas au fait de toute la technique, de tout le potentiel narratif de l'image mais leur créativité est telle que les accompagner vers une démarche et une réflexion plus aboutie, est passionnant. C'est ce que nous faisons depuis 15 ans.  À partir de là l'idée d'un festival s'est très vite imposée, d'autant plus que quelques amis experts nous y encouragent depuis plusieurs années. 

 

* Ce qui a tout déclenché ? 

La passion des amateurs pour la photographie. 

L’amateur est curieux, ouvert, passionné ; sa pratique personnelle est une étape dans la découverte et la compréhension de la photographie en général. Pratiquer soi-même est une façon d’être plus sensible et plus subtil aux démarches des photographes, eux-mêmes représentants des différentes époques et courants de la photographie. 

Le festival considère la pratique amateur comme une porte d’entrée à l’art. 

 

 

Fabiene Gay Jacob Vial, directrice générale du festival,

 répond à quelques questions

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L'édition 2021

* Que nous montre cette 1ère édition ? 

Cette 1ère édition est une édition un peu particulière car elle concentre en un seul lieu à Arles, à la fois les expositions , les workshops et les rencontres. 

Nous avons fait le choix d'une édition dite de poche, c'est-à-dire de concentrer en un lieu l'ensemble de notre proposition, rencontres et expositions. Nous allons inviter tout au long de la période de  cette édition, celles et ceux avec qui nous avons envie de générer des partenariats comme celles et ceux avec qui nous souhaitons co-construire une partie de notre action. Je pense notamment aux ateliers de découverte professionnelle et d'insertion. 

* Pouvez-vous nous en dire plus sur ce sujet ? 

C'est simple. Un festival est une chaîne de métiers et de compétences, et pour renouveler les ateliers occupationnels à vocation artistique souvent mis en place dans le cadre d'action culturelle, nous avons fait le choix de nous inscrire dans une logique plus professionnalisante. 

*Est-ce à dire que vous voulez former des futurs photographes, commissaires d'exposition, tireurs, scénographes, médiateurs, etc ? 

Non ce n'est pas l'objectif , même si cela peut exister. Nous souhaitons avant tout situer les publics en insertion dans une logique métier et les associer à la préparation de la programmation. Certains travailleront à une exposition, d'autres à la médiation avec les publics, d'autres à la création de la communication. Sur chacune de ces étapes ils seront tutorisées par un professionnel. C'est davantage un retour à une dynamique professionnelle qu'un choix de métiers pour l'avenir. Même si bien entendu dans une ville comme Arles, l'emploi culturel a une véritable place. 

*Vous nous parlez d'un seul lieu d'exposition

Oui la Grande Vitrine, une galerie de photographie dans le centre d'Arles, rue Jouvène. 

Mais à partir de l'année 2022, nous proposerons des expositions et des rencontres sur les 6 communes de la communauté Arles Crau Camargue Montagnette. C'est justement ce dont nous voulons discuter avec les élus et les partenaires locaux lors de cette 1ère édition. Comme nous voulons travailler à la mise en place d'un think-thank sur les liens entre la photographie et l'amateur, questionner la création, l'émergence et les pratiques actuelles ; nous allons inviter des historiens, sociologues, commissaires d'expo à réfléchir au sujet et rendrons publiques leurs points de  vue lors de la prochaine édition. C'est l'occasion pour nous d'initier des rencontres et des échanges et de contribuer aux discours questionnant la production artistique  d'aujourd'hui. 

*Comment avez-vous travaillé cette année ? 

Martine Montégrandi qui est la directrice artistique du festival, a contacté différentes personnes, photographes amateurs, responsables de café photo, de club photo, amis experts en photo avec l'idée de réunir un corpus de personnes, photographes amateurs, engagées dans une pratique récurrente et ayant le souhait de tenir un propos. Elle n'ignorait pas qu'il puisse ne pas être assuré, affirmé. L'un des critères était que l'intention de raconter une petite histoire soit bel et bien présente. Après réception des dossiers (une soixantaine cette année) elle a réuni un jury composé d'un directeur de publication et d'une photographe, ils ont sélectionné 24 photographes. Ensuite tout son travail a consisté à lire les travaux et à voir comment, à la fois les valoriser individuellement et les mettre en musique les uns avec les autres. Un important échange a été fait avec la plupart des candidats retenus afin qu'ils comprennent bien les évolutions proposées comme par exemple un changement de format ou de support pour une image. Ce point est très important pour nous car nous partons du principe qu'il ne faut pas imposer mais accompagner.

*Y a t-il eu beaucoup de modifications ? Comment ont-ils réagi ? 

Oui il y en a eu systématiquement, mais c'est normal. Ils ont très bien réagi et ont tout de suite compris le sens de nos propositions de production et de scénographies. Le festival emprunte les codes professionnels que les amateurs peu habitués à exposer dans des lieux de monstration, ne connaissent pas vraiment  C'est d'ailleurs ce qui est passionnant, leur faire découvrir ce qui est possible et comment faire est un bonheur. Ils sont très enjoués, avides de connaissances et d'expériences. D'ailleurs, dès l'année prochaine, les candidats retenus viendront passer une semaine avec nous à Arles pour préparer leur travail photographique en amont de la production. Cette année le festival a assuré toute la partie post production et la transmission au labo, à l'avenir nous préférons leur apprendre à être autonomes car le traitement de l'image et le dialogue avec la production fait partie de ce que doit maîtriser le photographe. 

*Qui a financé la production cette année ? 

Ce sont majoritairement les photographes, le festival a participé à hauteur de 30%. La négociation avec un laboratoire fait partie des discussions que nous souhaitons engager au cours de cette édition. Nous voulons également développer les animations pour répondre à cette attente d'expériences avec la photographie, je pense que certaines marques peuvent nous accompagner sur le sujet. 

L'organisation du festival a financé la totalité des charges d'exploitation et la communication. 

Quel est le thème de cette édition 2021 ?

Il n'y a pas réellement de thème. Le projet était avant tout de voir si nous étions en capacité de réunir des travaux amateurs suffisamment intéressants pour être exposés. Nous entendons par là que notre souhait cette année, était de trouver des ensembles cohérents de photographies. On peut dire que le véritable critère de sélection est la série et le récit qui l'accompagne.

 

Qui découvrirons nous  cette année ? 

21 photographes amateurs de Vendée et de Provence.  Vous pourrez découvrir leur travaux sur notre compte Instagram @henri.lea.chris.etles_autres à partir du 21 janvier prochain. 

LES ANIMATIONS 

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